P Hétérodoxes

Fabrice Aubert Pierre Bachman
Gilles Balbastre Jean-Pierre Berlan
Aurélien Bernier Aurélien Boutaud
Patrice Brasseur Léo Carpentier
Jean-Philippe Desbordes Michel Gairaud
Serge Halimi Hervé Kempf
Jean-Claude Labranche Renaud Lambert
Daniel Mermet Gérard Mordillat
Alain Persat Bertrand Rothé
François Ruffin Eric Stemmelen
Audrey Vernon Yves Schwartz
René Teboul

 


Fabrice Aubert

Source : « par lui-même »

Fabrice Aubert est né à Paris le 2 juin 1958. Après des études d’économie à l’université d’Aix en Provence, il a été recruté comme Directeur du développement économique à Blanc-Mesnil (Seine-st Denis) où il a cherché à combiner connaissances théoriques et mise en œuvre locales. Le développement économique local était nouveau, il y avait donc beaucoup à inventer. Il a donc pu voir l’articulation entre l’approche macro-économique et le réel du territoire.

En 1993, il rejoint le sud de la France pour un poste de Directeur du développement économique et de l’emploi à Vitrolles, ville nouvelle où on pouvait mesurer, au-delà de l’image, la réalité d’un territoire paupérisé et précaire, conséquence de la question de la métropole marseillaise. Il a pu visualiser l’arrivée du Front National, étroitement liée à la fois au rôle que devaient jouer les villes nouvelles dans l’aire métropolitaine, et au type de gestion pratiqué par le maire de l’époque (politique de l’apparat et clientélisme).

Aujourd’hui, cadre à la M.P.M (Marseille Provence Métropole) il observe comment cette institution locale organise l’exploitation des territoires et des hommes au service du capitalisme mondialisé (« marché unique métropolitain »).

Fabrice Aubert se revendique économiste marxiste (non un dogme, mais « le mouvement réel qui abolit l’état existant »). Soucieux de respecter ses engagements de toujours, il a un fort engagement syndical, associatif et politique.

Réflexions

  • Du capitalisme industriel au capitalisme informationnel, 1990 : sur la question de la valeur et sur les modifications du système d’accumulation.
  • Vitrolles, une ville nouvelle en crise, à la recherche de son avenir, 1995.
  • Le théorème caduc, 2005 : analyse critique du théorème de Schmidt.
  • Le pacte des loups, 2010 : sur le pacte de compétitivité.
  • Capitalisme ou gosplan du profit, 2010 : note synthétique sur la transmutation du capitalisme.
  • La crise, c’est la faute aux grecs, 2010 : études sur les causes de la crise.
  • Dettes, mensonges et politique, 2012 : comment la politique peut révéler les mensonges sur la dette dite publique.

 

 


Pierre Bachman

Source : lui-même
Né le 6 septembre 1942. Ingénieur Ecole centrale de Marseille (promotion EIM 1966). Diplôme d’analyse pluridisciplinaire des situations de travail de l’université de Provence en 1986… Et du Certificat d’études primaires en 1954 ! Aujourd’hui retraité.

Après les études : service militaire (artillerie, capitaine de réserve) puis ingénieur chef du service de mécanique des chaussées du laboratoire régional des ponts et chaussées d’Aix-en-Provence de 1968 à 1983.

1983 à 1989 inclus : responsable syndical à la fédération nationale de l’équipement. Cofondateur de l’union fédérale des ingénieurs cadres et techniciens de cette fédération (UFICT).

1986 à 1990 : au sein de l’université de Provence, participe à la fondation de « l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail » qui a donné naissance à l’ergologie sous l’impulsion d’Yves Schwartz, de Daniel Faïta, de Jacques Durafour.
Membre du conseil d’administration de cette université pendant une dizaine d’années.

1990 à la mi 1997 : secrétaire régional interprofessionnel de la CGT en PACA. Membre du comité confédéral national de la CGT. Membre du conseil d’administration de l’institut régional du travail (IRT) d’Aix-en-Provence.

1990 à 2001 : membre du conseil économique et social de la région PACA.

1997 à 2003 inclus : collaborateurs au secteur économique de la CGT, responsable de l’observatoire de l’emploi de cette organisation, membre du bureau du Conseil national de l’information statistique (CNIS).

1999 à 2010 : participation à deux importantes recherches européennes sur les thèmes du travail, du droit, du développement des capacités des hommes et des territoires en Europe sous la direction de Robert Salais, économiste, professeur à l’École normale supérieure de Cachan (respectivement intitulées « Eurocap » et « Capright »).

2001 à 2008 : conseiller municipal de la ville d’Eguilles et à nouveau de 2011 à 2012.

Depuis 2008, membre du Conseil de développement du pays d’Aix-en-Provence.
Pendant toutes ces périodes militant du syndicat CGT du centre d’études techniques de l’équipement d’Aix-en-Provence.
Enfin, auteur de contributions, rapports ou publications dans diverses revues, notamment syndicales, sur les questions de l’emploi, de la démocratie, du droit, du travail.

En 1986, auteur d’une analyse sur les Centres d’études techniques de l’équipement (CETE) du point de vue de leur efficacité sociale.
Dernier article : dans la revue Economie et Politique du PCF, numéro spécial janvier-février 2013, article intitulé : « de l’emploi à la sécurité sociale du travail, de la souffrance aux dynamiques du travail ».

Biographie

  • « Développer Les Capacités des hommes et des territoires en Europe » ouvrage collectif sous la direction de Robert Salais et Robert Villeneuve aux éditions de l’ANACT , février 2006,
  • Articles intitulés « Besoins Sociaux, développement, territoire et plein-emploi solidaire ».
  • Étude « Sur Le Travail remettons nous à l’ouvrage » septembre 2007, article dans le journal « L’Humanité » du 19 octobre 2012 : « Passer de l’employabilité à une sécurité sociale du travail »,
  • Revue « Économie Et Politique » de janvier – février 2013 article « De l’emploi à la sécurité sociale du travail, de la souffrance aux dynamiques du travail ».

 

 


Gilles Balbastre

Source : « par lui-même »

Gilles Balbastre est un journaliste, cinéaste et documentariste français. Travaillant en tant que pigiste pour la télévision, il réalise plusieurs documentaires pour la chaîne France 5.

En 1993, il collabore avec Pierre Bourdieu pour la rédaction de l’ouvrage La misère du monde, une enquête réalisée auprès d’ouvriers, d’employés et de paysans qui met en avant la difficultés de la vie des classes populaires dans la société contemporaine.Par la suite il tourne le documentaire Le chômage a une histoire dans lequel il développe l’idée que la paupérisation des français vient d’un projet politique visant à renverser le rapport patrons/employés.

De 2000 à 2005 il collabore au journal satirique de critique des médias PLPL (« Le journal qui mord et fuit »). En 2006, Le Plan B remplace PLPL et Gilles Balbastre devient directeur de la publication. Il collabore également au Monde Diplomatique.

En 1995 paraît le livre du sociologue Alain Accardo Journalistes au quotidien, pour une socioanalyse des pratiques journalistiques. Dans un long témoignage, Gilles Balbastre détaille le fonctionnement interne des rédactions des chaînes de télévision mettant en lumière la construction partiale de l’information.

Il est à l’origine en 2006 d’une série de documentaires sur la privatisation des services publics et ses enjeux.

En 2008, il réalise Fortunes et infortunes des familles du Nord, un documentaire proposant les portraits croisés des membres d’une grande famille de négociants en laine de Roubaix/Tourcoing, les Dewavrin, et de leurs ouvriers, quelques années après la fermeture des usines dans la région et les délocalisations en Roumanie puis en Chine.

En 2011 sort son premier long métrage au cinéma en collaboration avec Yann Kergoat : Les nouveaux chiens de garde. 15 ans après la sortie du livre éponyme de Serge Halimi vendu à 250 000 exemplaires qui soulignait la collusion des médias dominants avec le pouvoir politique et économique, Gilles Balbastre et Yann Kergoat adapte l’essai au cinéma. Mêlant image d’archives, interview de journalistes et intervention d’économistes, Les deux réalisateurs démontent les méthodes de la fabrication de l’opinion publique.

Filmographie

  • Les Nouveaux chiens de garde, 2012. – Le Chômage a une histoire, 2001
  • Moulinex, la mécanique du pire, 2003.
  • EDF, les apprentis sorciers, 2006 (ce film est le troisième opus d’une série de trois documentaires conçue par Gilles Balbastre dans laquelle ont également été diffusés La Poste, un drôle de pli, de Marie-Pierre Jaury, et SNCF, une erreur d’aiguillage, d’Atisso Médessou). – Fortunes et infortunes des familles du Nord, 2008

Source : Les Déconnomistes

Gilles Balbastre participe activement à la création de NADA qui est une association de loi 1901 ayant pour but d’auto-produire une information alternative à la propagande ultralibérale parée de neutralité et d’objectivité. http://nada-info.fr

Gilles Balbastre a réalisé en 2014 deux documentaires, « Cas d’école » et « Les zélés du désirs », qui seront projeté en avant-première aux Rencontres Déconnomiques d’Aix-en-Provence.

Il réalise actuellement le film « Nous avons des armes ».

 


Jean-Pierre Berlan

Source Wikipédia

Jean-Pierre Berlan est un agronome et économiste, ancien directeur de recherche en sciences économiques à l’Institut national de la recherche agronomique à Montpellier. Il est membre du conseil scientifique d’Attac France.

Engagements citoyens

Il a développé, notamment aux côtés de la Confédération paysanne et d’ATTAC, une réflexion très critique envers l’évolution des pratiques actuelles des biotechnologies qu’il accuse d’être devenues des « sciences de la mort » contrairement à leur étymologie qui signifie « sciences de la vie ». Il a été cité par l’avocat de la défense, lors du procès des onze militants anti-OGM d’Avelin le 29 septembre 2005.

Il participe activement au débat autour des OGM et à la controverse sur les brevets du vivant. Il considère que le but des industriels des biotechnologies est de stériliser les espèces pour substituer au cycle de la reproduction celui de la production. Il dénonce « le pillage et la marchandisation des ressources génétiques de la planète opérés par les États-Unis et l’Europe ».

Les nouvelles enclosures

À l’occasion d’un débat sur les enjeux du vivant et de la connaissance organisé à Paris le 23 février 2008, il se rapproche de Richard Stallman et du logiciel libre pour dénoncer le concept de « nouvelles enclosures », lequel décrit la mise en application de dispositifs juridiques identiques pour verrouiller des pratiques sociales, professionnelles, culturelles pourtant éloignées, comme l’informatique ou la reproduction du vivant. Il établit à cette occasion des convergences entre le mouvement du logiciel libre, et par extension de la culture libre, avec ses engagements citoyens passés.

Publications

  • La Guerre au Vivant, Agone, 2001,
  • Le Goût amer de nos fruits et légumes participation à un ouvrage collectif du Forum Civique Européen (FCE), FCE, 2002,
  • « L’écocide, ou l’assassinat de la vie » préface au livre de Franz Broswimmer Une brève histoire de l’extinction en masse des espèces, Agone, 2010


Aurélien Bernier

Source Wikipédia

Aurélien Bernier, né le 15 juin 1974 à Orléans, est un auteur et militant, spécialiste des politiques environnementales et se revendiquant du courant de la démondialisation.

Biographie

Militant de l’association Attac, proche de Bernard Cassen et Jacques Nikonoff, Aurélien Bernier a été élu au Conseil d’Administration d’Attac France en juin 2006, puis réélu en décembre 2006 après l’annulation du scrutin. Il démissionne de l’association en novembre 2007 pour participer à la création du Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP) en mai 2008 (qui deviendra en 2013 Mouvement politique d’émancipation populaire).

En parallèle, il entre au Conseil d’administration de l’association Inf’OGM en juin 20062. Il est secrétaire de juin 2006 à avril 2008, puis président d’avril 2008 à avril 2010.

Dans la presse écrite, il collabore au Monde Diplomatique, à L’Humanité Dimanche et au Sarkophage, le journal créé par Paul Ariès. Sur Internet, il publie régulièrement dans Le Grand Soir.

Ecologie radicale

Aurélien Bernier a écrit deux livres pour Attac : un essai intitulé Les OGM en guerre contre la société (éditions Mille et une nuits, 2005) et le recueil de nouvelles Transgénial ! (éditions Mille et une nuits, 2006) coécrit avec son ami Michel Gicquel.

En août 2008, il publie son premier ouvrage sous son nom, Le Climat, otage de la finance (éditions Mille et une nuits, 2008) qui dénonce la mise en place des marchés de « droits à polluer » dans le cadre du protocole de Kyoto.

Deux ans plus tard, il publie avec Michel Marchand le premier livre du M’PEP, intitulé Ne soyons pas des écologistes benêts, (éditions Mille et une nuits, 2010) qui défend l’idée d’un protectionnisme écologique et social.

Dans Désobéissons à l’Union européenne ! (éditions Mille et une nuits, 2011), il critique la construction européenne et considère que la mise en place d’une véritable politique de gauche nécessite de sortir de l’ordre juridique communautaire.

En 2012, l’idée d’une « désobéissance européenne » est reprise dans le programme du Front de gauche pour les élections présidentielles et législatives.

En mai 2011, paraît un nouveau recueil de nouvelles qu’il a coordonné : Les Mondes d’après (éditions Golias, 2011), avec Paul Ariès, Frédéric Denhez, Michel Gicquel, Jérôme Leroy, Corinne Morel Darleux, Jacques Testart, Fred Vargas et Maxime Vivas.

En juin 2012, il publie Comment la mondialisation a tué l’écologie (éditions Mille et une nuits). Cet ouvrage propose une relecture de l’histoire de l’écologie politique croisée avec l’histoire de la mondialisation néolibérale. Aurélien Bernier y défend l’idée que les revendications écologistes ont dès le départ été récupérées par les classes dirigeantes pour les neutraliser et pour imposer le libre-échange. Pour lui, le développement durable est pensé dès l’origine comme l’adaptation des politiques environnementales au tournant de l’ultralibéralisme des années 1980.

Il propose de redécouvrir un texte fondateur de l’écologie politique, la déclaration de Cocoyoc, écrite en 1974 dans le cadre des Nations unies. Selon lui, la déclaration de Cocoyoc rejoint la réflexion sur la démondialisation portée notamment par Bernard Cassen, Jacques Sapir et Walden Bello.

Pour une démondialisation de gauche

Aurélien Bernier analyse la crise sociale et environnementale comme une conséquence du capitalisme et du libre-échange. Il s’oppose à la fois au « localisme » (« faire croire que la planète sera sauvée par les actions de proximité qui, aussi intéressantes soient-elles, ne risquent pas de remettre en cause l’ordre économique ») et au « mondialisme » (« enterrer les ruptures en les renvoyant à un niveau mondial »), il propose de réhabiliter l’État comme garant de l’intérêt général.

Concrètement, il appelle à sortir de l’Organisation mondiale du commerce, à restaurer la primauté du droit national sur le droit européen (ce qu’il nomme la « désobéissance européenne ») et à mettre en œuvre un protectionnisme écologique et social au niveau national.

Soutien critique de la gauche radicale

En désaccord avec la stratégie du M’PEP, il quitte ce mouvement fin 2012.
Début 2014, il publie aux éditions du Seuil un nouvel essai, La gauche radicale et ses tabous, sous-titré Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national. En retraçant les idées, les discours et les événements politiques des années 1980 aux années 2010, il estime que les difficultés électorales de la gauche radicale proviennent d’un manque de clarté sur trois sujets clés : le libre-échange, la construction européenne et la souveraineté nationale.

Bibliographie

  • Les OGM en guerre contre la société, éditions Mille et une nuits, 2005.
  • Transgénial ! (nouvelles), éditions Mille et une nuits, 2006.
  • Le climat, otage de la finance, éditions Mille et une nuits, 2008.
  • Ne soyons pas des écologistes benêts, éditions Mille et une nuits, 2010.
  • Désobéissons à l’Union européenne !, éditions Mille et une nuits, 2011.
  • Les Mondes d’après (nouvelles), éditions Golias, 2011.
  • Comment la mondialisation a tué l’écologie, éditions Mille et une nuits, 2012.
  • La gauche radicale et ses tabous, Pourquoi le Front de gauche échoue face au Front national, édition du Seuil, 2 janvier 2014.


Aurélien Boutaud

Source : par lui-même

Aurélien Boutaud est environnementaliste. Consultant indépendant, chargé de cours auprès de nombreuses universités et écoles d’ingénieurs, il travaille à l’interface entre économie et écologie sur des sujets comme les indicateurs alternatifs (empreinte écologique) ou encore les mécanismes de la transition écologique.

Bibliographie :

  • Boutaud A., Gondran N., 2009. L’empreinte écologique, Ed. La Découverte, Paris.
  • Boutaud A. 2005. Le développement durable : Penser le changement ou changer le pansement ? Thèse de Doctorat, Ed. Ecole des Mines, Saint-Etienne.

 

 


Patrice Brasseur

Co-fondateur avec Josselyne Brel des ateliers de Psychosophie

 

 


Léo Carpentier

Etudiant à Sciences Po Aix-en-Provence

 

 


Jean-Philippe Desbordes

Jean-Philippe Desbordes, 42 ans, Docteur en anthropologie sociale (EPHE-Collège de France), est journaliste depuis 1989.

Spécialisé dans l’investigation, il travaille pour la télévision et est l’auteur d’un grand nombre de documentaires sur le monde du travail, ainsi que sur ce qui touche au nucléaire, au pétrole, aux services secrets, à l’ alimentation, à la santé et à l’environnement.

Dans le cadre de ses recherches, il intervient dans de nombreux colloques et manifestations.
Il a collaboré avec Actuel, le Canard Enchaîné, Le magazine de Libération, InfoMatin, L’Événement du Jeudi, Charlie hebdo…. Il a également été reporter radio de1988 à1992 pour des radios locales de Radio France et France Info.
Reporter TV et réalisateur depuis les années 1990, il a réalisé des reportages pour
Arte (Théma, De quoi j’me mêle, le Forum des Européens, Arte info, Arte reportage.)
France 2 (Complément d’enquête, Mots croisés, , Envoyé Spécial,)
France 3 (La Marche du Siècle, Pièces à conviction, Les Dossiers de l’Histoire)
Canal + (Le vrai journal)
France 5 (Unité documentaire)

Jean-Philippe Desbordes a été, dans les années 2005, 2008 et 2009, chargé de cours et responsable de master professionnel en audiovisuel et journalisme.

Filmographie

  • 1992 Les faux dollars de Téhéran. Envoyé Spécial (France 2)
  • 1994 Le travail hors-la-loi. La Marche du siècle. (France 3).
  • 1994 Confidentiel radioactif. La Marche du siècle. (France 3).
  • 1994 La famille aux cinq Nobel. La Marche du siècle. (France 3). L’histoire de la famille Curie
  • 1995 Gerboise bleue. Les dossiers de l’histoire. (France 3). L’histoire secrète de la première bombe atomique française
  • 1995 La loi du chanvre. Théma. (Arte)..
  • 1996 Les endetteurs. Etats d’urgence. (France 3)..
  • 1996 La vie à crédit. Etats d’urgence. (France 3)..
  • 1996 La crim’ La Marche du siècle. (France 3).
  • 1996 L’amiante, un siècle de silence. La Marche du siècle. (France 3).
  • 1998 Pollution atmosphérique : l’alerte rouge. Nimbus. (France 3).
  • 1998 Genetic business. De quoi j’me mêle. (Arte).
  • 1998 Adieu poulet. E=M6. (M6). Enquête chez Père Dodu, n°3 mondial de la volaille.
  • 1999 OGM secret d’État. Le vrai journal (Canal+)
  • 1999 Le Tabac tue. Le vrai journal (Canal +)
  • 2000 Les victimes de la Bombe A. française. Le vrai journal (Canal+)
  • 2000 De la vache folle aux OGM : le risque prion. Le vrai journal (Canal+)
  • 2000 Les sacrifiés du plomb. Le vrai journal (Canal +).
  • 2000 Chez l’équarrisseur. Le vrai journal (Canal +)
  • 2001 La prison de Borgo. Pièces à conviction (France 3)
  • 2001 Le salaire de la peur. Pièces à conviction (France 3).
  • 2002 Le cycle de la M…
  • 2002 L’Europe face au nucléaire.
  • 2002 Dans les usines Seveso.
  • 2002 Visaginas, la fin d’un monde. Arte reportage. La centrale lituanienne d’Ignalina est condamnée à la fermeture
  • 2002 Nouveaux Gavroches : l’état d’urgence.
  • 2003 Osirak : l’histoire secrète. Pièces à convictions (France 3). L’histoire secrète de la coopération nucléaire militaire franco-irakienne
  • 2003 Le ministère Ferry. Pièces à convictions (France 3). Chronique d’un ministère raté, Luc Ferry
  • 2003 L’énigme du Grand-Bornand. Pièces à convictions (France 3)..
  • 2003 Les » opérations harpon » de La Poste. Pièces à convictions (France 3)..
  • 2003 La COB : le grand étouffoir. Pièces à convictions (France 3). Qui se cache derrière le gendarme de la bourse ?
  • 2003 L’affaire Ecureuil Europe 2003. 19/20 (France 3).
  • 2004 Sur le front des bactéries. France 3, Pièces à convictions. À l’hôpital Bichat, trois infections nosocomiales en direct
  • 2004 L’affaire XÉNOPI. France 3, Pièces à convictions. L’affaire de la clinique du Sport, où une mystérieuse bactérie tueuse contamina plus de 400 personnes
  • 2004 Les Bretons face à la Poste. 12/14 France 3 Ouest. À Quimper, une association d’aide contre les abus bancaires lutte pour récupérer l’argent de ses adhérents placé en Bourse par La Poste, contre leur gré.
  • 2004 La révolte des irradiés. France 3, Pièces à conviction. L’histoire de la planification secrète de l’exposition au feu nucléaire des vétérans de la bombe atomique française.
  • 2006 Suicide et travail: le grand tabou. France 3 Ouest. En quoi les contraintes de l’organisation du travail peuvent-elles être tenues pour responsables, en partie, du passage à l’acte ultime ?
  • 2006 Pub, anti-pub, synthèse. France 3 Ouest. Etat des lieux de la réglementation publicitaire et de ses zones grises.
  • 2006 La sécu contre les fraudeurs. Pièces à conviction (France 3),

Livres & essais

  • Atomic Park (Editions Actes Sud 2006). Enquête dans les coulisses de la raison nucléaire des États occidentaux et sur l’impact sanitaire de soixante ans de nucléaire en Europe.
  • Mon enfant n’est pas un cœur de cible (Actes Sud 2007), qui dénonce le formatage du cerveau des enfants et la relation incestueuse entre la télévision et le marketing pour enfants.
  • La fugue de Léa (Editions Arma Artis 2008)
  • Les cobayes de l’Apocalypse nucléaire (Edition Express Roularta 2011) – Contre-enquête inédite sur les victimes des essais nucléaires français Management Circus (Actes Sud 2012). Une critique du management à l’époque postmoderne
  • Management Circus : Si de récentes flambées de suicides au travail ont ému l’opinion publique et suscité des témoignages de toutes sorte, il reste à comprendre qu’elles sont le symptôme d’un dérèglement plus vaste, plus ancien, qui a commencé d’atteindre le métabolisme social dès le début de l’après-guerre pour ne cesser ensuite de se propager dans le contexte des mutations profondes de la postmodernité.

 

 


Michel Gairaud

Michel Gairaud est journaliste : il est le rédacteur en chef du mensuel « Le Ravi »

Il est né en 1970, il a grandi les pieds dans l’eau à Sète .
Ses études, de philosophie puis de journalisme, l’emmènent à Valence , Grenoble , Strasbourg .

Son métier le conduit ensuite à Paris . Ce méridional agnostique, y effectue à l’ombre de la tour Eiffel un véritable chemin de croix. Il débute, précisément, au quotidien La Croix avant de s’occuper de l’info économique et sociale à l’hebdo Témoignage Chrétien.
Retour au Sud, après un petit séjour à Reims , où il devient à Marseille rédacteur en chef du Ravi, le mensuel régional satirique « qui ne baisse jamais les bras ».
Même s’il reconnaît avoir tout oublié de ses études de philosophie, comme l’affirme Montaigne, c’est donc qu’il est resté un homme très cultivé.

 

 


Serge Halimi

Source Wikipédia

Serge Halimi est un écrivain et journaliste français. Membre de l’équipe de rédaction du Monde diplomatique depuis 1992, il occupe depuis mars 2008 le poste de directeur de ce mensuel.
Serge Halimi, docteur en sciences politiques de Berkeley, a été professeur associé à l’université Paris VIII de 1994 à 2000. Auteur d’essais politiques à succès, il décline la plupart des invitations dans les médias. Toutefois, il est régulièrement invité dans l’émission radiophonique Là-bas si j’y suis sur France Inter.

Œuvres

Les Nouveaux Chiens de garde
En 1997, Serge Halimi se fait connaître du grand public par le succès que rencontre son livre Les Nouveaux Chiens de garde. En faisant référence à Paul Nizan et son livre Les Chiens de garde, Serge Halimi met à plat les liens entre journalistes et hommes politiques. Il démontre comment un petit groupe « d’intervenants permanents » prescrit l’opinion. Journalisme de révérence, journalisme de connivence, journalisme de marché, telles sont les formes de journalisme décrites dans ce livre : « Un petit groupe de journalistes omniprésents — et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence — impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. » Évoquant la censure, Serge Halimi souligne : « La censure est cependant plus efficace quand elle n’a pas besoin de se dire, quand les intérêts du patron miraculeusement coïncident avec ceux de “l’information”. »

Refusant de promouvoir son livre dans les médias, Serge Halimi n’est guère couvert d’éloges par ces derniers. Après un silence de plusieurs mois, la plupart des « chiens de garde » cités dans l’ouvrage — ainsi que leurs auxiliaires — réagissent avec véhémence. « Serge Halimi accomplit dans Les Nouveaux chiens de garde le prodige rétro de constituer tous les non-marxistes de France en serviteurs du Grand Capital » réplique ainsi Alain Finkielkraut (Le Monde, 12 décembre 1997). Patrick Poivre d’Arvor s’énerve : « C’est du terrorisme intellectuel doublé d’une façon archaïque de voir le monde. » (Télérama, 31 janvier 1998) Autre héros du livre, et pas des moindres, Alain Duhamel condamne : « La fraternelle entraide qu’il caricature est aussi, croyez-moi, un système de concurrence sauvage. C’est un livre archaïque » (Télérama, 31 janvier 1998). Les critiques négatives font florès : Laurent Joffrin dans Libération, 12 mai 1998 ; Philippe Tesson dans Le Figaro Littéraire, 8 avril 1999, etc.
En février 1998, fait unique, Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction du Monde, prend sa plume dans Le Monde diplomatique pour critiquer vertement le livre. En 2011, le sujet du livre (omniscience et omniprésence des journalistes au service des puissants du système) trouve une actualisation en inspirant un film documentaire éponyme réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat avec la collaboration de Serge Halimi, Renaud Lambert et Pierre Rimbert. Avec près de 150 000 exemplaires vendus, le livre est un succès et se voit, en 2005, actualisé et augmenté. Dans cette nouvelle édition, il est aussi question du traitement médiatique du référendum sur le traité constitutionnel européen.

L’Opinion, ça se travaille

En 2000, il publie avec Dominique Vidal L’Opinion, ça se travaille, qui explique comment, bien que ne disposant pas de données suffisamment sérieuses et crédibles, les grands médias ont pris position en faveur des guerres de l’OTAN, notamment celle du Kosovo. Les auteurs révèlent par exemple que, durant celle-ci, l’OTAN a diffusé de fausses informations sur le déroulement des combats, en falsifiant les chiffres relatifs au nombre d’armes serbes détruites. L’ouvrage est régulièrement réactualisé et mentionne les nouvelles guerres à mesure qu’elles sont déclarées. (La cinquième édition, parue en 2006, a bénéficié du concours d’Henri Maler, coanimateur de l’association Acrimed.)

Quand la gauche essayait

Dans Quand la gauche essayait, publié en 2000, Serge Halimi analyse les réussites et les échecs des gouvernements de gauche depuis 1924. « Mais il fut un temps où la gauche essayait. Et c’est ce temps-là qui nous intéresse. (…) Révolution ? réforme ? Ce débat qu’on prétend frappé de caducité était indissociable de ce à quoi servait la gauche quand on se mobilisait pour elle. »

Le Grand Bond en arrière

Publié initialement en 2004, Le Grand Bond en arrière passe en revue les transformations économiques et idéologiques du dernier quart du XXe siècle et analyse leur influence sur la vie politique et sociale.
Article détaillé : Le Grand Bond en arrière.

Économistes à gages

Publié en 2012, Économistes à gages est un recueil de trois articles de Serge Halimi, Frédéric Lordon et Renaud Lambert, tirés des archives du mensuel Le Monde diplomatique. Il dénonce, dans l’ordre, les conflits d’intérêts d’économistes régulièrement invités dans les médias et présentés comme des universitaires, sans mention de leur fonction au conseil d’administration de grandes entreprises et de banques ; l’unanimité des médias en faveur d’une idéologie néolibérale ; et l’opportunisme du journaliste Laurent Mauduit et de Mediapart, qu’il a cofondé.

Biographie

  • À l’américaine, faire un président, 1986.
  • Sisyphe est fatigué. Les échecs de la gauche au pouvoir, 1993
  • Les Nouveaux Chiens de garde, 1997 ; nouvelle édition actualisée et augmentée en 2005.
  • Quand la gauche essayait, Arléa, 2000.
  • L’Opinion, ça se travaille…, Agone, 2000 ; cinquième édition, avec Dominique Vidal et Henri Maler, actualisée et augmentée, 2006, coll. « éléments ».
  • Le Grand Bond en arrière, 2004, éditions Fayard (réédité en 2006), Agone, coll. « éléments », 2012.
  • Économistes à gages, 2012, Les liens qui libèrent – Le Monde diplomatique, coll. « Prendre parti ».

 

 


Hervé Kempf

Source : « par lui-même »

Hervé KEMPF , né en 1957, est un journaliste et écrivain français.

D’abord journaliste au sein de Radio Alligator à Montpellier, il rejoint en 1985 la rédaction de Science et vie Micro. Le choc de la catastrophe de Tchernobyl en 1984 le pousse à se tourner vers les questions écologiques.

Fondateur de Reporterre, le magazine de l’environnement en 1989, il participe à l’émission Sauve qui peut sur France 2 et collabore avec l’agence CAPA jusqu’en 1992. Entre 1992 et 1995, Hervé Kempf écrit pour la rubrique Science de Courrier International puis se consacre aux rubriques Technologie et Ecologie au sein du magazine La recherche jusqu’en 1998 où il entre au quotidien Le Monde pour couvrir la rubrique environnement.A partir de 2009, il y assure une chronique hebdomadaire consacrée à l’écologie. Il anime le site internet Reporterre.net. Sous la devise « consommer moins, répartir mieux », il traite de l’écologie et de la crise sociale.

Hervé Kempf se définit comme un objecteur de croissance.

Dès 2003, à la suite du scandale provoqué par le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen La face cachée du Monde, le journaliste met en garde la presse contre l’éloignement des intérêts du peuple qui est en train de s’opérer.

En 2007, dans son livre Comment les riches détruisent la planète, il explique le lien entre crise sociale et crise écologique en se basant sur la théorie de la rivalité ostentatoire de l’économiste Thorstein Veblen. Dans cet ouvrage qui a connu un succès mondial, il montre comment les inégalités entretenues par la classe oligarchique mondiale empêchent la mise en place de solutions écologiques viables.

L’auteur approfondit sa réflexion dans Pour sauver la planète, sortez du capitalisme en 2009. Selon lui, la transformation du capitalisme qui s’opère à partir des années 80 a renforcé l’individualisme, empêchant la mise en place de solutions collectives. La résolution des crises sociales et écologiques ne pourra passer que par un retour du collectif. Ce livre a reçu le Prix du livre environnement 2009.

Dans L’oligarchie ça suffit, vive la démocratie (2011), il a montré comment la dérive oligarchique des régimes démocratiques occidentaux bloquait la voie de transition vers un post-capitalisme écologique et social.

Hervé Kempf quitte le quotidien Le Monde en août 2013, ses derniers liens avec le journal sont officiellement rompus le 2 septembre 2013. Le journaliste justifie son départ par le refus répété de la direction du Monde de le laisser réaliser des reportages à propos du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Il rejoint Reporterre, le site du quotidien de l’écologie.

Bibliographie

 

 


Jean-Claude Labranche

Jean-Claude Labranche est économiste et syndicaliste.

 

 


Renaud Lambert

Source : « par lui-même»

Renaud Lambert a 36 ans. Il collabore au mensuel français Le Monde Diplomatique en tant que rédacteur en chef adjoint.

Engagé depuis plusieurs années dans la lutte pour une réappropriation démocratique des médias, il a participé à la création de l’Observatoire Français des Médias (dont il a été secrétaire général) et milite au sein d’Action critique médias (Acrimed), association qui s’est donné pour mission d’être un observatoire des médias au service d’une critique indépendante, radicale et intransigeante.

Membre d’Attac France, il a participé aux travaux de la commission « Médias » en vue de la préparation du Manifeste 2007 d’Attac.

Co-scénariste du film « les nouveaux chiens de garde », réalisé par Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, et sorti au cinéma en France en janvier 2012, Renaud Lambert revient sur les « experts » noyés dans les conflits d’intérêts et présentés uniquement comme des universitaires par les journalistes, qui « oublient » de faire part de leurs relations avec les banques et les grandes entreprises…

Auteur de nombreux articles, comme « Une prédilection pour la saignée » ou « Les économistes à gages sur la sellette », qui remettent en cause la pensée unique en économie et cherchent à informer, faire réfléchir et montrer qu’un « autre monde est possible », Renaud Lambert explore également d’autres modèles à travers le monde, en Europe, en Afrique ou en Amérique latine, par exemple.

« Les quatre vies du modèle irlandais », « Un chevalier pas si blanc », « Ainsi vivent les Cubains » et « Le socialisme cubain, cinquante ans après », « Là où le Brésil va… », ses articles analysent les dérives des modèles économiques dépassés et destructeurs et à travers l’étude d’expériences alternatives dans plusieurs pays, présentent ce qui se fait et pourrait se faire et proposent de nouvelles pistes à explorer pour mettre en œuvre cet « autre monde ».

Il collabore également à « Mémoire des luttes », site d’information et de réflexion sur les alternatives. économiques.

 

 


Daniel Mermet

Source Wikipédia

Daniel Mermet, né le 16 décembre 1942 aux Pavillons-sous-Bois (actuelle Seine-Saint-Denis), est un journaliste, écrivain et producteur de radio français principalement connu pour son émission Là-bas si j’y suis sur France Inter. Il est également cofondateur d’Attac reprenant en décembre 1997 à l’antenne de France Inter l’idée d’Ignacio Ramonet de créer ce groupe contre ce qui est présenté comme l’incurie des marchés. Personnalité engagée, se définissant lui-même comme « ethniquement rouge » mais sans être affilié à un parti politique, Daniel Mermet refuse l’étiquette de « militant ».

Biographie

Formation et débuts professionnels

Il est issu d’une famille ouvrière de la banlieue parisienne, comptant huit enfants.
En 1962, il sort diplômé de l’école normale d’Arts appliqués de Paris et étudie aussi à l’École nationale supérieure des beaux-arts. À la même époque, ses premiers engagements politiques le rapprochent des positions du FLN et du Réseau Jeanson. Le 17 octobre 1961, il est témoin des massacres sur le pont Saint-Michel à Paris.
À la fin des années 1960, il dessine et fabrique des modèles de jouets en bois pour l’industrie. Il dessine également pour l’industrie textile et collabore au magazine Elle. Il a brièvement collaboré avec Paul Grimault ce qui lui a donné l’occasion de rencontrer Pierre et Jacques Prévert.

Les années 1970 et 1980

Daniel Mermet crée en 1973 le « Théâtre de la table qui recule ». Un spectacle, Mortimer Baltimore, est joué entre autres au Festival d’Avignon. Daniel Mermet connaît des difficultés financières, et la troupe disparaît lorsque son fondateur entre à France Culture en 1976 où il réalise des contes quotidiens et des émissions sur l’art brut (Dans la Banlieue de l’Art).
En 1977, il entre à L’Oreille en coin de Jean Garretto et Pierre Codou sur France Inter où il réalise une émission de voyage poétique, puis il fait une émission quotidienne d’horreur en 1984 : Chair de Poule, sur le jazz Charlie Piano Bar en 1985, et une émission humoristique en 1987, Bienvenue à bord du Titanic.

Outre ces émissions, il participera aussi à des programmes radiophoniques érotiques : Tendre est la nuit et Malin plaisir et La Coulée Douce durant les étés 1985 et 1986, une émission « suffisamment érotique pour que des poils se hérissent » qui fit scandale.

Là-bas si j’y suis (depuis 1989)
Depuis septembre 1989, Daniel Mermet anime sur France Inter Là-bas si j’y suis, une émission quotidienne de voyage, d’enquête et de grands

reportages. Cette émission a obtenu le prix Ondas 1992, le prix de la Société civile des auteurs multimédia (Scam) en 1993 et celui du Conseil français de l’audiovisuel 1998. Le 21 juin 2013, Daniel Mermet a obtenu le « Grand Prix Scam 2013 pour l’ensemble de son œuvre ».

Ligne éditoriale

Considéré largement comme journaliste et se présentant comme tel, Daniel Mermet est connu comme étant particulièrement engagé dans ses émissions, orientation qu’il revendique par ailleurs. Cet engagement a été dénoncé par certains journalistes en titre à France Inter qui ne peuvent se permettre des écarts à la neutralité. En tant que producteur cependant, il n’est pas statutairement journaliste et dépend de la direction des programmes de Radio France.

La manière de présenter « Là-bas si j’y suis » montre les engagements sociétaux de Daniel Mermet ; il a ainsi produit des reportages afin de lutter contre le Front National, protester contre l’invasion de la Tchétchénie, aider une rescapée d’un goulag nord-coréen ou encore interviewer un ancien médecin nazi, précipitant sa mise en accusation face au tribunal correctionnel par de multiples associations7. Outre ces reportages,Daniel Mermet produit aussi des émissions plus légères et au ton pittoresque. Moins fréquents que les reportages engagés, ces reportages n’en représentent pas moins une grande part de l’émission.

Reportages marquants

Parmi les reportages considérés comme marquants de l’émission, figure la série d’émissions au Rwanda, où Daniel Mermet s’est rendu avec le journaliste de RFI Jérôme Bastion au moment du génocide des tutsis en 1994. Ils avaient découvert au milieu d’un charnier, une petite fille vivante, Valentine. Un an après, les deux journalistes sont retournés au Rwanda, et ont retrouvé Valentine.

Lors d’un reportage à Sarajevo pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, Daniel Mermet est grièvement blessé le 24 août 1992 victime d’un accident de voiture alors qu’il circulait à vive allure pour se prémunir de tirs éventuels de snipers.

Des reportages de l’émission ont servi de base à un spectacle chorégraphique de Denis Plassard Onde de choc (1999). En 2002, avec Antoine Chao, Daniel Mermet met en scène Mords la main qui te nourrit avec des chômeurs stagiaires à la Maison de la Culture d’Amiens.

En 1999, l’une de ses émissions, Carnets de voyages fait figure de journal de voyage.

Réalisation de documentaires

Chomsky et Cie, documentaire de Olivier Azam et Daniel Mermet basé sur la réalisation d’un reportage radio pour Là-bas si j’y suis par Giv Anquetil et Daniel Mermet. 2008.

Chomsky et le Pouvoir, documentaire de Olivier Azam et Daniel Mermet basé sur un nouvel entretien avec Noam Chomsky, 2009.

Daniel Mermet et Olivier Azam réalisent un autre documentaire, sur l’historien américain Howard Zinn, auteur notamment d’une « Histoire Populaire des États-Unis ».

Biographie

  • Là-bas si j’y suis : carnets de routes, Paris, Pocket,? 2000,
  • Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2000, Eden,? 1999,
  • Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2001, Eden,? 2000,
  • Là-bas si j’y suis : carnets de voyages, Agenda 2002, Eden,? 2001,
  • Ugly Ohmondieumondieumondieu !, Point-virgule,? 2002,
  • L’île du droit à la caresse, Panama,? 2004
  • Post-scriptum sur l’insignifiance suivi de Dialogue, édition de l’Aube,? 2007,

CD-livre

Nos années Pierrot, c’était les années d’après 68…, coédition La Découverte, 2001.


Gérard Mordillat

Gérard Mordillat

Source : « par lui-même »

Gérard Mordillat est un romancier et cinéaste français né le 5 octobre 1949 dans le quartier Belleville à Paris.

Né d’un père serrurier à la SNCF et d’une mère professeur d’anglais, Gérard Mordillat s’intéresse très tôt à la littérature et au cinéma.

Il publie ses premiers poèmes à 20 ans alors qu’il est conducteur offset dans une imprimerie. Il travaille durant trois ans en tant que scénariste avec Roberto

Rossellini avant de tourner son premier documentaire en collaboration avec Nicolas Philibert intitulé « La voix de son Maitre ». réflexion sur le patronat à travers

les discours face caméra de 12 grands patrons.

Il se frotte ensuite à la presse écrite en devenant responsable des pages Livres du quotidien Libération, poste qu’il occupe jusqu’à la sortie de son premier roman «

Vive la sociale ! » en 1981. Roman racontant l’histoire de Maurice Decques, un parisien de Ménilmontant, né d’un mélange détonnant d’un père communiste et d’une mère

anarchiste, depuis son enfance dans son quartier jusqu’à son mariage avec une violoncelliste hongroise.

Chronique d’un quartier populaire parisien. Boulimique de travail, écrivain et réalisateur infatigable, Gérard Mordillat est l’auteur de plus d’une dizaine de romans.
En 2002 il publie Rue des rigoles dans lequel il raconte son enfance à Belleville.

En 2008, il publie Les vivants et les morts qui reçoit le prix RTL-Lire. Dans ce roman qui devient en 2010 une série en 8 épisodes pour France 2, Mordillat raconte

l’histoire d’une usine et de ses ouvriers dont un lointain groupe financier a décidé de se débarrasser après en avoir récupéré les actifs. La révolte et le drame

social qui s’emparent de la petite ville du Nord où elle est implantée a des répercussions jusque dans la vie intime des travailleurs qui perdent leur emploi. Le

récit, en forme d’épopée, met en scène une cinquantaine de personnages.

Gérard Mordillat Réalise aussi plusieurs films de fiction tel que Billy ze Kick (1985) ou Fucking Fernand (1987) avec Jean Yanne ainsi que plusieurs téléfilms.

Particulièrement éclectique, il réalise avec Jean Prieur Corpus Christi, L’origine du christianisme et L’apocalypse, différentes série de documentaires sur l’origine

du christianisme.

Il réalise aussi un documentaire et une fiction autour de la figure d’Antonin Artaud.

Il fait partie de la bande des Papous dans l’émission de France Culture Des Papous dans la tête crée par Bertrand Jérôme et animé par Françoise Treussard.
Sympathisant de longue date du PCF, il soutient le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection présidentielle de 2012.

Bibliographie

  • Romans 1981 : Vive la sociale !
  • 1984 : Les Cinq Parties du Monde
  • 1984 : Célébrités Poldèves, Mazarine
  • 1987 : À quoi pense Walter ?
  • 1990 : L’attraction universelle
  • 1984 : Zartmo
  • 1996 : Béthanie
  • 1999 : Le Retour du permissionnaire
  • 2001 : Vichy-menthe
  • 2001 : Mme Gore (avec des illustrations de Bob Meyer)
  • 2002 : L’Ombre portée (avec des dessins de Patrice Giorda)
  • 2002 : Rue des Rigoles
  • 2003 : Les rudiments du monde (avec des photos de Georges Azenstarck)
  • 2003 : Comment calmer M. Bracke
  • 2003 : Yorick
  • 2003 : C’est mon tour
  • 2005 : Les Vivants et les Morts
  • 2008 : Notre part des ténèbres
  • 2008 : Scandale et Folies – neuf récits du monde où nous sommes
  • 2011 : Rouge dans la brume, Poèmes Le Linceul du vieux monde 2011 En collaboration avec Jérôme Prieur
  • 1997 : Corpus Christi, enquête sur les Évangiles
  • 1999 : Jésus contre Jésus
  • 2000 : Jésus, illustre et inconnu
  • 2004 : Jésus après Jésus
  • 2008 : Jésus sans Jésus
  • 2008 : De la crucifixion considérée comme un accident du travail Autres collaborations
  • 2005 : Douce banlieue. Co écrit avec Frédérique Jacquet
  • 2011 : Il n’y a pas d’alternative : trente ans de propagande économique. Co écrit avec Bertrand Rothé Préface Trains de vies. Les cheminots dans l’aventure du siècle,
  • 1999 Autodidarque. Pierre Grimblat
  • 2006 Qu’est-ce que le capitalisme. Volume 1 : les mystères de la plus-value. Karl Marx. Demopolis,
  • 2010 Les invisibles. Portraits photographiques de prêtres ouvriers. Joël Peyrou. Éditions de l’Atelier,
  • 2010. Tous dans la rue. Le mouvement social de l’automne … Collectif. Seuil,
  • 2011 Ouvrages collectifs Jésus-Christ, de quoi est-on sûr ? Ouvrage dirigé par Alain Houziaux,
  • 2006 Les Papous dans la tête, l’anthologie, dir. Bertrand Jérôme et Françoise Treussard, Gallimard,
  • 2007 Le Dictionnaire des Papous dans la tête, dir. Françoise Treussard, Gallimard,
  • 2014 Xenia, Calmann-Levy,
  • 2014 Le miroir voilé, Calmann-Levy

Filmographie Réalisateur

  • 1979 : La Voix de son maître, co-réalisé avec Nicolas Philibert (documentaire)
  • 1984 : Vive la sociale
  • 1985 : Billy Ze Kick 1985 : Clip de Mistral gagnant de Renaud
  • 1987 : Fucking Fernand
  • 1989 : Cher frangin
  • 1991 : Toujours seuls
  • 1993 : La Véritable histoire d’Artaud le Mômo, documentaire co-réalisé avec Jérôme Prieur
  • 1993 : Jacques Prevel, de colère et de haine, documentaire co-réalisé avec Jérôme Prieur
  • 1993 : En compagnie d’Antonin Artaud
  • 1998 : Corpus Christi, co-réalisé avec Jérôme Prieur (série documentaire en douze parties)
  • 1999 : Paddy
  • 2001 : L’Apprentissage de la ville (téléfilm)
  • 2003 : L’Île Atlantique (téléfilm)
  • 2003 : L’Origine du christianisme, co-réalisé avec Jérôme Prieur (série documentaire en dix parties)
  • 2006 : La Forteresse assiégée (téléfilm)
  • 2008 : L’Apocalypse, co-réalisé avec Jérôme Prieur (série documentaire en douze parties)
  • 2010 : Les Vivants et les Morts (téléfilm en 8 épisodes)
  • 2012 : Les cinq parties du monde (téléfilm)

Assistant réalisateur

  • 1975 : La Messe dorée, de Beni Montresor
  • 1976 : Moi, Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma sœur et mon frère… de René Allio
  • 1976 : Guerres civiles en France de François Barat et Joël Farges


Alain Persat

Alain Persat vous propose de visiter son site : www.trazibule.fr

 

 


Bertrand Rothé

Bertrand Rothé est agrégé d’économie. Il enseigne à l’université de Cergy-Pontoise et collabore régulièrement à Marianne.

Biographie :

  • Il n’y a pas d’alternative, avec Gérard Mordillat, Le seuil, 2011
  • De l’abandon au mépris, Le seuil, 2013

 

 


François Ruffin

Source : « par lui-même »

François Ruffin est né en 1975 à Amiens, il est reporter radio pour l’émission Là-bas si j’y suis sur France Inter. Il collabore au Monde

diplomatique et anime le journal Fakir.

Critique de la formation des journalistes dans Les petits soldats du journalisme. Il sait de quoi il parle car il a été lui-même étudiant et diplômé du Centre

de Formation des Journalistes de Paris.

Dans son dernier livre Leur grande trouille, journal intime de mes pulsions protectionnistes, il se lance dans une analyse d’un outil oublié en économie :

le protectionnisme.

Avec sa méthode de vrai journaliste il va chercher le point de vu des personnes qu’on entend que trop peu dans les « médias dominants » : Maurice Allais (seul prix

Nobel d’économie français), Fréderic Lordon ou Jacques Sapir.

Ses reportages radios sont souvent construits sous la forme d’une maïeutique où il pousse ses interlocuteurs au bout de leurs raisonnements, de leurs contradictions.

Bibliographie

  • Les petits soldats du journalisme, 2003
  • Quartier Nord, 2006
  • La guerre des classes, 2008
  • Leur grande trouille : journal intime de mes « pulsions protectionnistes », 2011
  • Vive la banqueroute !
  • Hector est mort
  • « Ils nous ont dit : vous êtes fous ! »
  • Faut-il faire sauter Bruxelles ?
  • « Pauvres actionnaires ! »
  • Comment ils nous ont volé le football

 

 


Eric Stemmelen

Eric Stemmelen est docteur en sciences économiques ; ancien directeur de la recherche et des études de France Télévisions, puis directeur de l’antenne et des programmes de France 2 jusqu’en 2009.

Bibliographie

  • La religion des seigneurs – Histoire de l’essor du christianisme, Michalon 2010.
  • Partage ou naufrage. Economie politique du XXème siècle, Michalon, juin 2014.


Audrey Vernon

Télévision

Après La Séance au choix, Les Films faits à la maison, Madame de Goal sur Canal+, Audrey Vernon invente un personnage de dernière speakerine pour Canal+ Décalé où elle tourne tous les jours, une minute quotidienne, de 2005 jusqu’en janvier 2013.

Elle participe au téléfilm Fatou la Malienne de Daniel Vignes diffusé en 2001, à la série télévisée Moot-Moot d’Éric et Ramzy en 2007 et au téléfilm Pas Petit Poucet d’Omar et Fred diffusé en 2010.

Théâtre

Audrey Vernon joue dans Trahisons de Harold Pinter, mis en scène par Léonie Simaga.

Elle écrit en 2005 son premier spectacle, Le spectacle le plus drôle du monde, une critique des one man show. Puis en 2009 et 2010, elle est à l’affiche du « premier one man show économique », Comment épouser un milliardaire, crée au Paname, joué au Sentier des Halles puis au Théâtre du Gymnase Marie-Bell et en tournée. En 2011, c’est Marx et Jenny, un nouveau seul en scène qui raconte la vie de Karl Marx, de sa femme Jenny, de leur meilleur ami Friedrich Engels et de la mystérieuse Hélène Demuth qui vécut avec eux.

Elle est allée jouer pour les salariés de d’Arcelor-Mittal à Rosselange, pour les Fralib, Petroplus, Virgin, ainsi que pour les Conti à Vedène.
Le 25 juillet 2013, Audrey Vernon inaugure une nouvelle salle de théâtre à Paris, la nouvelle Seine, par une série de quarante représentations.

 

 


Yves Schwartz

Né à Marseille en 1942, Yves Schwartz a fait ses études à Paris. Il est ancien élève de l’Ecole normale supérieure et agrégé de philosophie. Professeur à l’Université de Provence, il a été de 1993 à 2003 membre senior de l’Institut Universitaire de France. Il est depuis Octobre 2010 professeur émérite de Aix-Marseille Université.

Marqué notamment par les travaux et la personne de Georges Canguilhem, dont il a co-édité plus tard le premier volume des Oeuvres Complètes, il s’est interrogé dès 1968 sur le décalage entre monde du travail et monde universitaire. Ses recherches sur le travail lui ont permis de visiter de nombreuses entreprises, de s’instruire auprès de nombreux interlocuteurs du monde du travail, une expérience qu’il considère comme un privilège pour exercer un métier de philosophe.

Dans le domaine universitaire, après s’être intéressé à l’histoire des sciences, il s’est consacré à celle des techniques, puis au travail. Pour instaurer des lieux de rencontre entre l’univers du travail et celui de l’université, il a été à l’origine il y a trente ans à l’Université de Provence d’une expérience nouvelle générant des formations et des diplômes pluridisciplinaires inédits, puis la création d’un département universitaire unique en son genre, un département « d’Ergologie », ou étude de l’activité humaine, qui s’attache notamment à analyser cette activité de travail dans toute sa complexité. Pour une part, la démarche consiste à « retisser des liens » entre les résultats du travail et « son contenu en termes d’activité humaine », et sa conviction profonde est que les solutions aux problèmes posés par le travail aujourd’hui ne peuvent être trouvées sans donner une autre visibilité aux débats et aux valeurs qui traversent les acteurs eux-mêmes dans l’exercice quotidien de leur activité.

Les interrogations issues de cette notion d’activité n’ont cessé depuis de nourrir et d’approfondir des développements philosophiques, anthropologiques, épistémologiques, éthiques. Les diverses coopérations nouées avec de multiples disciplines, avec des partenaires du monde des activités économiques et les échanges qui se sont intensifiés depuis une quinzaine d’années avec de nombreuses institutions universitaires en Europe, en Afrique et en Amérique latine (essentiellement le Brésil) ont conduit à la création en 2010 d’une Société Internationale d’Ergologie (dont Yves Schwartz est l’actuel président).

Yves Schwartz, a notamment publié, outre de très nombreux articles :

  • Expérience et Connaissance du Travail, Messidor-Editions Sociales, 1988, réédité en 2012 aux Editions Sociales.
  • Travail et Philosophie, Convocations mutuelles, Octarès Editions, 1992.
  • Reconnaissances du travail, pour une approche ergologique, sous direction, PUF, 1997
  • Le Paradigme ergologique ou un métier de philosophe, Octarès éditions, 2000

Deux ouvrages collectifs, co-dirigés avec Louis Durrive, et publiés aux Editions Octarès :

  • Travail et ergologie, entretiens sur l’activité humaine (2003)
  • L’activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II, 2009.

 

 


René Teboul

René Teboul vous propose de visiter son blog : http://www.blogg.org/blog-108630.html