Ressources et Bonus

RESSOURCES :

Note de lecture de René Teboul

Antisocial, la guerre sociale est déclarée de Thomas Guénolé

http://in-girum-imus.blogg.org/thomas-guenole-antisocial-la-guerre-sociale-est-declaree-plon-2018-a139701698

Traité d’économie hérétique de Thomas Porcher

http://in-girum-imus.blogg.org/thomas-porcher-traite-d-economie-heretique-fayard-2018-a141010518

La fin de l’Union Européenne » de Coralie Delaume et David Cayla

http://in-girum-imus.blogg.org/coralie-delaume-et-david-cayla-michalon-la-fin-de-l-union-europeenne-2-a128021348

Europe les États désunis » de Coralie Delaume, Michalon 2014

http://in-girum-imus.blogg.org/coralie-delaume-europe-les-etats-desunis-michalon-2014-a117198200

La fin de l’Union européenne » de Coralie Delaume et David Cayla, Michalon 2017

http://in-girum-imus.blogg.org/coralie-delaume-et-david-cayla-michalon-la-fin-de-l-union-europeenne-2-a128021348

Note de lecture de Fabrice Aubert

Traité d’économie hérétique de Thomas Porcher

Attention danger : Attention ce livre est un brûlot satanique à surtout ne pas mettre entre toutes les mains et surtout les cerveaux qui pourraient ainsi basculer, de la foi au raisonnement, du dogme aux questionnements, de la propagande entretenue à la connaissance critique…

Afin de préserver la foi des prolétaires dans notre sainte mère « le marché » il ne faut surtout pas que ce livre soit lu :

  • Par ceux qui convaincus de la supériorité du marché, mais qui entendent cependant les critiques sociales qui lui sont adressés. Ils pourraient alors basculer, du côté obscur de la résistance, au saint marché.

  • Par les familles qui se lèvent tôt et qui croient, médias aidant, tout ce qu’on dit sur le marché comme meilleur régulateur économique, et pourraient retourner leur haine actuelle et entretenue des services publics et des migrants, en combat politique contre le « marché libre et non faussé ».

  • Par tous les opposants déjà existants à notre « foi au marché », car ils trouveront derrière les mots doux du libéralisme, la violence matérielle des chiffres, dévoilant de fait sa propagande.

Les qualités du livre : La première qualité du livre, et pour un « traité d’Économie », c’est important, c’est sa facilité de lecture. C’est du français dans le texte et il y a peu de mots complexes, que bien souvent de plus, l’auteur a la pédagogie de casser. Sa seconde qualité, qui découle de la première est son « accessibilité » au plus grand nombre. Chaque citoyen peut le lire et le lire jusqu’au bout. Comme pour le livre de Thomas Guénolé (L’Antisocial va-t-il détruire le modèle social français ?) celui-ci se présente aussi sous la forme de chapitres qui peuvent être abordé de manière indépendante, en fonction de son intérêt. Autre qualité, tous les poncifs du marché sont mis en cause et broyés, non par du texte idéologique, mais par des chiffres qui démontrent les violences d’un système qui se prétend efficace et comme le seul possible (Pas d’alternative).

La critique du modèle Européen, fondé rappelons le ici, sur le « marché libre et non faussé » est vraiment pertinente, puissante et va assez loin, au point de pouvoir ranger cette partie comme anti-européenne (au sens classique du terme), ce que l’auteur n’est point.

Enfin et pour terminer l’auteur a le grand mérite de souligner les limites de science dans le domaine économique. Il n’y a donc de « vérité » en économie qu’en fonction du regard que l’on porte et de la situation sociale que l’on défend. Et se rajoute en fin de livre des principes d’autodéfense.

Les limites : Comme pour le livre de Thomas Guénolé, il n’y a pas d’analyse liant tous les éléments entre eux et qui pourraient donner une compréhension sur la globalité du système. Mais chacun en définitive en croisant les éléments peut comprendre qu’au-delà de chacun des aspects, la mise en cause est celle d’un système.

Ouverture : Un livre à mettre entre toutes les mains des cerveaux qui se posent des questions sur la société et son rapport au marché. Moi qui était déjà hérétique avant sa lecture, je le suis devenu encore plus après. Un dernier message à Thomas Porcher : s’il pouvait, lorsqu’il intervient dans les médias, avoir la pugnacité du livre, ce serait utile pour tous les militants, car parfois, les discussions de salon ont tendance à s’éloigner du réel. Et rien d’hérétique ne se fait sans passion.

BONUS :