Déconnothèque 2020-11-26T11:42:29+01:00

Alain Deneault

Aude Lancelin reçoit le philosophe Alain Deneault, penseur du néolibéralisme, pour un Quartier Libre sur l’effondrement du capitalisme déjà commencé :

https://www.youtube.com/watch?v=euZI6GvNLE4

Éloge du service public ? Interdiction des licenciements ? Ode à la solidarité ? Open bar sur la dette publique ? L’Etat verse un salaire aux indépendants sans revenu ? Il lâche cinq milliards pour la recherche scientifique ? Il suspend la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage ? Quand on fait l’effort d’aller voir dans le détail les dernières promesses, on comprend que ces mesures sont au mieux insuffisantes au regard des enjeux, au pire de purs et simples effets d’annonce. De l’enfumage. Mais une chose est sûre, l’économie néolibérale ne sortira pas indemne de cette séquence : effondrement des cours de la bourse, fermeture des frontières, production au ralenti voire à l’arrêt dans plusieurs domaines clé.

Ami des lobbies

Les produits phytosanitaires

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Mon ami.e, sais-tu quelle est notre plus grande fierté ? Notre plus belle réussite ? Les produits phytosanitaires évidemment ! On a sacrément bien bossé pour les imposer aux agriculteurs. Laisse-moi te présenter notre incroyable business-plan…

Destruction de l’hôpital : comment en est-on arrivé là ?

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La nouvelle production de vidéos pédagogiques réalisées par Le vent se lève et Les économistes atterrés.

« Management », « rentabilité », « productivité » : comment en sommes-nous arrivés à employer ces mots au sein des hôpitaux publics français?
C’est le résultat de décennies de réformes de « réorganisation », de « restructuration » des établissements de santé, désormais incapables de soigner correctement tous les citoyens.

Écrit par Nathalie Coutinet et Jean-Paul Domin (Les Économistes Atterrés), Salomé Saqué.
Réalisation par Salomé Saqué.
Montage Raphaël Martin

Les photos de la 1ère séance, cliquer ICI

Il n’y a pas d’alternative de Gérard Mordillat et Bertrand Rothé

Trente ans de propagande économique

Après la Seconde Guerre mondiale, les élites économiques européennes, affaiblies par leur collaboration avec l’Allemagne nazie, doivent faire profil bas. Aux États-Unis, la peur du communisme paralyse la société. Pendant trente ans, des deux côtés de l’Atlantique, les classes moyennes vont profiter de cette situation et prospérer. Mais à la fin des « Trente Glorieuses », les libéraux sentent que l’heure de la revanche a enfin sonné.

Pour imposer leurs idées, ils utilisent une arme rhétorique redoutable : TINA, le fameux acronyme thatchérien de « There is no alternative », qu’ils vont répéter et faire répéter par tous les médias jusqu’à ce qu’il soit entendu comme une vérité révélée. Il n’y a pas d’alternative au capitalisme, au marché, à la mondialisation, à la déréglementation financière, aux baisses de salaires, aux délocalisations, à la disparition des protections sociales, etc. Cette idéologie va infester les sociétés occidentales, provoquer le déclassement social du plus grand nombre et des profits gigantesques pour quelques-uns.

Une oligarchie confisque alors le pouvoir. Mais quand la crise financière de la fin des années 2000 met en péril sa fortune et son patrimoine, l’État recouvre soudain toutes ses vertus. Ceux qui hier le vilipendaient réclament son secours à grands cris. Il n’y a pas d’alternative, il faut sauver les banques ! Et pour renflouer les pertes abyssales de l’économie de casino, ce sont encore les plus démunis qui seront rançonnés, à commencer par les salariés.

Le Talon de Fer par Jack London
Editions Libertalia

Le Talon de fer (1908) appartient au patrimoine littéraire mondial, il est considéré comme un « classique de la révolte ». Dans ce récit d’anticipation publié durant la période la plus créative de sa vie Jack London imagine la société future : révolte ouvrière, grève générale et… impitoyable répression.
Roman socialiste à thèse, récit d’amour (la narratrice Avis Everhard relate la geste de son compagnon Ernest Everhard, un double de Jack London), ce texte a été lu comme une préfiguration de la société capitaliste poussée à sa forme extrême : le fascisme.

Ces femmes-là par Gérard Mordillat

Dans le Talon de fer (1908) Jack London décrivait avec une incroyable prémonition les événements révolutionnaires à venir. Gérard Mordillat appartient à ce cénacle de romanciers qui ont toujours un pas d’avance sur l’histoire.

 Ces Femmes-là rappelle étrangement le mouvement des gilets jaunes qui a fait irruption en novembre 2018. Dès le titre, Gérard Mordillat honore le courage des femmes qui refusent de tenir à bout de bras la charpente vermoulue de l’Etat social – l’expression est de Pierre Rimbert. Quand elles mènent les révoltes elles en sont le ciment.

Toutes les composantes d’une manifestation figurent dans le roman : les organisateurs risquant leurs vies, la diversité et le quotidien des manifestants, l’entrisme des forces réactionnaires et violentes et leurs stratégies de déstabilisation. Gérard Mordillat donne également chair aux participants de la contre-manifestation, à ces personnalités politiques qui, dans un confort feutré, fixent le niveau de riposte des forces de l’ordre ou encore aux représentants de leurs médias.

Le roman imagine une France aux mains d’un Etat fasciste : « La situation était alarmante. Des morts, des blessés, l’armée qui ratissait les rues, contrôlait le ciel, l’antisémitisme, l’antisyndicalisme, la haine qui partout s’exprimait contre les musulmans, les forces de police lâchées comme des chiens enragés sur les citoyens, l’extrême droite et les Conservateurs main dans la main, l’oligarchie aux commandes… » Mais la force du collectif et particulièrement celle des femmes forme l’espoir d’un renouveau.

Du fond de sa prison, Antonio Gramsci a écrit que la classe ouvrière doit produire ses propres références. Ses intellectuels doivent être des « intellectuels organiques » au sein de la « classe politique » chargée d’accomplir la vraie révolution, c’est-à-dire une réforme éthique et morale complète. Ces Femmes-là prolonge la cohérence de l’œuvre de l’un des principaux intellectuels organiques de la classe ouvrière en France.

Traité d’économie hérétique par Thomas Porcher

«  La dette publique est un danger pour les générations futures  », «  La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans  », «  Notre modèle social est inefficace  », «  Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher  », «  Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela  »  ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre  : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues «  vérités économiques  ».
Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France  ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200  % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé  ? Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.

Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business.

Ambroise Croizat ou l’invention sociale par Michel Etiévent

Du fils d’ouvrier né en 1901 dans la cité des Maisonnettes de Notre-Dame-de-Briançon, en Savoie, au ministre du Travail du gouvernement De Gaulle en 1945, l’écriture vivante de Michel Etiévent, historien, restitue ici toutes les facettes d’Ambroise Croizat, bâtisseur de la Sécurité sociale. 185 pages au fil desquelles alternent, entre photos et documents inédits, le parcours et l’œuvre d’un personnage qui a consacré sa vie à l’invention sociale. Entre les mots et les archives reviennent ainsi les racines de cet enfant de Savoie élevé dans le sillage d’un père auteur de la première grande grève du département en 1906, sa formation militante à Lyon entre grèves et usines, ses luttes menées à la tête de la Fédération CGT des Métaux, ses combats à l’Assemblée nationale où, député communiste de Paris, il forgera les plus grands acquis du Front populaire. Viendront ensuite les heures noires, le procès des députés communistes, les prisons de Vichy, les bagnes d’Hitler. La Libération, enfin, et l’immensité de la tâche accomplie de 1945 à 1947 au ministère du Travail. L’héritage de l’homme est prodigieux : Sécurité sociale, retraites, comités d’entreprise, statut des mineurs, médecine du travail, conventions collectives, prévention… Un cortège impressionnant de lois et de réalisations sociales qui fondent l’identité et la dignité d’un pays. Au-delà de l’histoire de celui que l’on appelait le « ministre des Travailleurs », l’ouvrage est aussi un fabuleux portrait des espoirs et des douleurs de notre siècle. Le Front populaire, la guerre, la collaboration, la Résistance, images et visages se superposent pour donner à voir et à entendre les racines de notre histoire. Autre originalité, l’ouvrage nous livre toute la correspondance de prison d’Ambroise Croizat, enfermé dans les geôles de Vichy et les bagnes d’Algérie de 1939 à 1943. Incomparable témoignage qui éclaire la vie quotidienne des heures sombres de la France et nous raconte de manière bouleversante l’enlisement de Vichy dans la collaboration, l’enfermement d’un élu du peuple, l’horreur du bagne… Avec cette première biographie d’Ambroise Croizat, l’auteur nous livre le passionnant roman d’un homme qui a su donner à notre siècle un goût de solidarité et de dignité.

La guerre sociale en France par Romaric Godin

Aux sources économiques de la démocratie autoritaire

Depuis des décennies, la pensée néolibérale mène une guerre larvée contre le modèle social français de l’après-guerre. La résistance d’une population refusant des politiques en faveur du capital a abouti à un modèle mixte, intégrant des éléments néolibéraux plus modérés qu’ailleurs, et au maintien de plus en plus précaire d’un compromis social. À partir de la crise de 2008, l’offensive néolibérale s’est radicalisée, dans un rejet complet de tout équilibre.
 
Populisme et néolibéralisme de David Cayla

Il est urgent de concevoir un modèle démocratique véritablement émancipateur. C’est en repensant nos politiques en profondeur qu’on répondra au défi des populismes autoritaires.

L’émergence de mouvements populistes pose un défi singulier aux démocraties libérales et leur nature échappe encore à la compréhension des experts. Conséquence de la fin des grandes idéologies ? Des réseaux sociaux ? D’un repli identitaire ? Refus des contraintes qu’imposent la mondialisation ou la lutte contre le réchauffement climatique ? Produit des inégalités ?

Bien souvent, l’explication du populisme se limite à une simple analyse politique. Pourtant, avant d’être un phénomène qui se traduit électoralement par des votes contestataires, il s’agit d’un fait global qui ne peut être isolé des dynamiques sociales et économiques.

Cet ouvrage montre que le populisme trouve sa source dans l’articulation complexe entre l’idéal démocratique, qui implique que les peuples décident, et une gouvernance néolibérale qui entend faire des marchés et de la concurrence les arbitres des principales évolutions sociales. Ce néolibéralisme n’est pas le produit d’une idéologie claire et conçue comme telle, mais d’un faisceau de doctrines fondées sur quelques grands principes adoptés sans recul par les décideurs en tous genres. En pratique, un certain art de gouverner s’est progressivement imposé en se présentant à tort comme héritier du libéralisme et en mettant à son service une pensée économique éprise de modèles indifférents à la complexité sociale.

Il est urgent de concevoir un modèle démocratique véritablement émancipateur. C’est en repensant nos politiques en profondeur qu’on répondra au défi des populismes autoritaires.

David Cayla est économiste à l’université d’Angers. Originaire de la région grenobloise, il étudie l’épistémologie et l’histoire de la pensée économique à l’université Paris 1, puis obtient un doctorat d’économie en 2007. Défenseur d’une économie hétérodoxe ouverte aux autres sciences sociales, il rejoint en 2013 le collectif des Économistes atterrés. Il est l’auteur, avec l’essayiste Coralie Delaume de La fin de l’Union européenne.

La Banque (6 tomes)
Editions Dargaud

La Banque est une saga historique retraçant le destin tourmenté d’une famille de banquiers durant deux siècles d’événements économiques, de l’initié de Waterloo qui, en 1815, a fait la fortune des Rothschild, à la faillite de Lehman Brothers en 2008.

Le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui a été façonné par cette succession de fortunes, de krachs boursiers, de faillites et de crises politiques ou économiques, toujours déclenchées par l’avidité de pouvoir ou d’argent des hommes.

Economix de Michael Goodwin, Dan E. Burr

De la naissance du capitalisme à la crise financière de 2008, Economix nous raconte pour la première fois en BD l’histoire de l’économie mondiale.
D’où vient la dette ? Peut-on retrouver la croissance ? Le plein emploi ? Est-ce que l’on vit mieux que nos grands-parents ? Pourquoi la crise ? Pourquoi le mouvement Occupy Wall Street ?

Cette BD/document d’un nouveau genre explore trois siècles de pratiques économiques. Elle raconte la mondialisation, les grands penseurs, les impasses et les rebonds, l’impact des guerres, des changements climatiques ou des pénuries de ressources.

Clair et pédagogique, tout en images, avec l’humour en prime, Economix est indispensable dans toutes les bibliothèques.

Comprendre l’économie, c’est maîtriser notre destin.

Le feu sacré d’Eric Guéret

Retrouver l’analyse de Jean-Jacques Corrio : ICI

Nous organiserons des débats après la projection dès que les salles de cinéma seront ouvertes à nouveau.

 

Money Monster de Jodie Foster
Avec George Clooney et Julia Roberts

Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…C’est ainsi que l’on pourrait résumer ce nouveau film de Jodie Foster. Un animateur télé (George Clooney) est pris en otage par un téléspectateur (Jack O’Connell). La réalisatrice de l’émission Money Monster (Julia Roberts) se trouve confrontée à l’obligation de filmer toute la prise d’otage qui a lieu en direct … Nous sommes invités à suivre le déroulement de cette prise d’otage à laquelle se mêle la résolution d’une enquête sur un « couac » boursier, cause de la dite prise d’otage.

Margin Call de J. C. Chandor (2011)

Principaux acteurs : Kevin Spacey, Jeremy Irons, Simon Baker

Le film évoque, sur une période de 36 heures, le déclenchement de la crise financière de 2008, à travers la découverte inopinée par les employés d’une banque d’affaires new-yorkaise de l’aspect toxique de ses actifs qui la mettent en danger de mort. Qu’ils aient ou non des états d’âme, les personnages font le nécessaire pour se débarrasser de ces actifs, tout en ayant pleine conscience de la réaction en chaîne qu’ils vont provoquer. 

No de Pablo Larrain

Avec Gael García Bernal

Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet.

Retrouvez l’analyse de Jean-Jacques Corrio ICI

Même la pluie d’Iciar Bollain

Avec Luis Tosar et Gaël Garcia Bernal

Ci-dessous l’analyse de Jean-Jacques Corrio, écrite fin janvier 2011 :

Il y a 2 ou 3 ans, un film espagnol dirigé par la comédienne/réalisatrice Iciar Bollain était passé presque totalement inaperçu. C’était « Mataharis », un film auquel j’avais trouvé beaucoup de qualités, le seul (petit) bémol résidant dans une mise en scène, certes efficace, mais sans véritable étincelle, avec beaucoup de champs/contrechamps. Il y a 6 ans, c’était le remarquable « ne dis rien » : thème, interprétation, mise en scène, tout était excellent.

Iciar Bollain nous revient avec Paul Laverty, le scénariste de Ken Loach, avec Gael Garcia Bernal, avec Luis Tosar, qu’elle avait déjà « utilisé » dans « ne dis rien », avec les populations et les paysages de la Bolivie et une histoire magnifique. Tout cela donne un film que je n’hésite pas à qualifier d’exceptionnel, un film comme on en voit un ou deux par an, et encore, les bonnes années ! Paul Laverty et Iciar Bollain nous racontent le tournage d’un film à Cochabamba, en Bolivie, ainsi que ses à-côtés. Le sujet du film : Christophe Colomb a débarqué en Amérique et l’exploitation des indiens commence. L’équipe du film débarque à Cochabamba au moment où la population commence à se poser des questions sur la gestion de l’eau, octroyée à une société « états-unienne ». Très vite va commencer sinon une révolution, du moins une belle et forte révolte, dont le leader n’est autre que le principal figurant autochtone du film. « Même la pluie » présente toutes les qualités qu’on peut attendre d’un grand film : il a toutes les qualités du cinéma hollywoodien sans aucun de ses défauts, avec de l’émotion, du suspense mais aussi, mais surtout, beaucoup de finesse dans le scénario. En effet, l’équipe de ce film qui, pleine de bons sentiments, veut faire acte de contrition en montrant comment les indiens ont été (mal)traités par les colonisateurs, s’avère pleine de contradictions. Pour commencer, elle a choisi de tourner en Bolivie, si loin de la mer, si loin des côtes où ont abordé Colomb et son équipage, tout simplement parce que le budget « figuration indienne » y sera beaucoup faible. Et puis, cette révolte, c’est bien gentil cette histoire d’eau, mais nous, on a un film à tourner, un budget à respecter. Dans ce contexte, les comportements ne sont pas toujours franchement reluisants et peuvent donner naissance à des tas de petites lâchetés. Qui est bien fort et beau en parole peut s’avérer … faible et laid. Et réciproquement. Et nous, comment serions-nous, dans la même situation ? Il y a aussi le film dans le film, avec une réalisatrice chargée de faire le making-off du film, mais qui s’intéresse finalement davantage à la révolte contemporaine. Il y a tout, vous dis-je ! Et surtout, le bémol ressenti dans « Mataharis » qui, ici, est totalement absent, bien au contraire : un film qui a du souffle, une mise en scène somptueuse, étincelante. Ouahou !

A noter que Iciar Bollain, la réalisatrice, a comme compagnon Paul Laverty, scénariste de ce film et scénariste de Ken Loach depuis plusieurs années ! Pas franchement étonnant.

Sorry we missed you de Ken loach

Retrouvez l’analyse de Jean-Jacques Corrio ICI

Le capitalisme à l’ère du coronavirus

Une analyse de Radhika Desai à découvrir ICI

Professeure au département d’études politiques de l’université de Manitoda (Canada)

L’heure des comptes a sonné. La pandémie fait éclater une grave crise économique et sociale. Si les gouvernements interviennent et prennent réellement les mesures nécessaires, c’est tout l’avenir du capitalisme qui sera remis en question.

 

Le capitalisme financiarisé a vécu, passons à autre chose.

Une analyse de Dany Lang à découvrir ICI

Maitre de conférences en économie à la Sorbonne.

Crise financière et dépression majeure à venir, le membre des Economistes Atterrés, fait le point pour QG sur tout ce que la pandémie de Covid-19 va changer à notre monde. Lui-même rétabli de la maladie, il prône la socialisation de pans entiers de l’économie, et acte la fin d’une Union européenne qui n’aura été que le cheval de Troie pour imposer des politiques néolibérales mortifères.

Gaël Giraud, économiste et directeur de recherches au CNRS

France Inter le dimanche 29 mars 2020

Résultat d’image pour Gael Giraud

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-du-week-end/l-invite-du-week-end-29-mars-2020

« Évidemment, à la sortie du confinement, il faudra relocaliser la totalité de la production, relancer une industrialisation verte en France avec les produits que nous produisons pour nous »

 » Dérapages » sur Arte.fr

www.arte.tv/fr/videos/RC-016399/derapages/

Voici l’analyse de Jean-Jacques Corrio :

« Dérapages » est l’adaptation de « Cadres noirs », un roman de Pierre Lemaître paru en 2010. Pierre Lemaître qu’on retrouve, avec Perrine Margaine, à l’écriture du scénario. Inspiré d’une vraie-fausse prise d’otage subie par plusieurs cadres de la régie publicitaire de France Télévisions à l’automne 2005, ce roman a donc donné naissance à un thriller social d’une très grande intensité. Si le scénario et la mise en scène de cette mini-série sont absolument remarquables, il en est de même de la distribution avec un Eric Cantona à fleur de peau, exceptionnel dans le rôle d’un homme qui n’a presque plus rien à perdre, bien entouré par Suzanne Clément, Alex Lutz, Alice de Lencquesaing  et Gustave Kervern.

Quelques mots sur Ziad Doueiri, le réalisateur de « Dérapages » : il n’est pas impossible, qu’un jour, germe quelque part l’idée de réaliser un biopic consacré à Ziad Doueiri. Voilà un libanais de culture musulmane sunnite, né au Zaïre, dont les parents, musulmans laïcs, soutenaient la cause palestinienne, qui a connu le début de la guerre civile du Liban, qui est parti pour les États-Unis à l’âge de 20 ans pour y suivre des études de cinéma, qui a travaillé avec Roger Corman, Joe Dante et, surtout, Tarantino, qui est revenu dans son pays en 2001, qui a épousé Joëlle Touma, issue d’une famille chrétienne phalangiste et dont la mère était amie avec Bachir Gemayel, un homme qui a 3 nationalités, libanaise, américaine et française, qui a réalisé « West Beyrouth », » L’attentat » et « L’insulte », des films consacrés à la situation au Moyen Orient, mais aussi la plupart des épisodes de « Baron noir » et qui a vu son film « L’insulte » proposé pour représenter le Liban aux Oscars au moment même où il était convoqué par un tribunal militaire … libanais pour avoir tourné « L’attentat » en Israël.